Project Description

Ce spectacle n’est plus en tournée

Cette pièce raconte la rencontre entre deux êtres qui se découvrent frère et sœur à la mort de leur père. Ils sont, chacun l’un pour l’autre, la part mystérieuse de leur père. Ils sont ce qui reste de sa dépouille. Ils sont ses mensonges en vie. Forcément ils s’attirent, forcément ils s’aiment et se haïssent à la fois. Qui a été le plus aimé ? Qui connaissait son véritable père ? Qui va hériter ? Où, avec qui, comment l’enterrer ?

Le Lien, c’est ce fil invisible qui nous relie à notre père, à une fratrie, une famille. Une mère c’est la chair, l’évidence ; une relation paternelle se construit sur des silences, des manques autant que des preuves d’affection. C’est l’histoire d’amour originelle car on se choisit tandis que la maternité s’impose.

Il m’est toujours compliqué d’analyser mes textes si tôt après en avoir accouché. C’est mon instinct, mon inconscient qui me poussent à écrire. Mon intelligence analytique est en repos quand je couche les mots sur le papier. C’est à mon sens, cette capacité à laisser déborder ses fantasmes dans une case de la raison qui fait un auteur.

J’ai la chance que Gérard Gelas accepte de démêler mes mots d’instinct pour les transformer en théâtre grâce à sa mise en scène. Je voulais quelqu’un capable de diriger les comédiens comme des danseurs de Tango. Le tango est une danse d’improvisation. Les deux partenaires marchent ensemble vers une direction impromptue. L’un d’entre eux guide l’autre, qui suit en laissant aller naturellement son poids dans la marche, sans chercher à deviner les pas. Il se laisse faire mais peut aussi peser si fort qu’il brise le mouvement.

Il fallait des comédiens aussi doubles et sensuels que Stanislas Merhar et Chloé Lambert pour se lancer dans ce tango trouble et dérangeant. Cette pièce est une histoire d’amour théâtrale accomplie, c’est à dire, une mise à mort.

« Impeccablement dirigés par le metteur en scène, les comédiens nous entraînent dans un poignant pas de deux. On sort de la danse inévitablement troublés. Définitivement séduits, aussi. » PARISCOPE

« La dramaturgie joue à merveille la confusion des sentiments tandis ce que le talent des deux comédiens rend grâce à la mise en scène épurée de Gérard Gelas. » JOURNAL DU DIMANCHE

« Un face à face profondément humain et un dialogue tragique (et parfois cocasse). Les deux comédiens sont formidables. « La pièce est la peau retournée de l’amour » dit le metteur en scène, Gérard Gelas. Et l’on en sort écorché, pantelant. » VERSION FEMINA

« Les dialogues vifs, nerveux, sonnent juste ; les comédiens leur donne de l’épaisseur et de la vérité. » TELERAMA SORTIR

« Une pièce qui fouille avec brio et pertinence ces liens de sang si bien partagés. En trois rounds, tout ce qui fait de la fratrie un ciel ou un enfer trouve de quoi s’incarner sur le plateau à travers la question qui contamine tout le reste : qui a été le plus aimé ? Héritage, manipulation, désir de deux adultes étrangers l’un à l’autre… Le tout est enfourné dans un précipité de 75 minutes qui touche juste et drôle. Chloé Lambert, excellente, joue la fine bourgeoise déstabilisée par ce frère si étrange. Touchant, Stanislas Merhar interprète cet esprit errant entre charme et perversité. Séduisant ! » L’EXPRESS